top of page

Dedans / Dehors

Une exposition de Danielle Cormier, Logan Girard et Christianne Hamel Du 24 octobre au 22 novembre 2026 Vernissage - 23 octobre 2026

Dedans / Dehors
Dedans / Dehors

Heure et lieu

24 oct. 2026, 13 h 00 – 16 h 00

Québec, 11 Av. du Couvent, Québec, QC G1E 6R9, Canada

Autres dates

À propos de l'événement

Dedans / Dehors

 

Dedans / Dehors réunit trois pratiques qui explorent la porosité entre les espaces physiques et les espaces intérieurs — entre la matière et l’émotion, entre l’architecture et le corps.

 

Les œuvres de Danielle Cormier s’ancrent dans le rapport à l’espace bâti : elles prolongent ou perturbent l’architecture, comme si la sculpture cherchait à respirer dans le lieu qu’elle habite. Massives et silencieuses, elles nous ramènent à notre propre poids, à notre manière d’occuper l’espace.

 

Christianne Hamel dialogue quant à elle avec la matière vivante du bois, qu’elle sculpte en suivant ses lignes organiques. En révélant la beauté des formes rejetées ou blessées, elle fait naître des présences sensibles, presque charnelles, où se conjuguent douceur et résistance. Ses œuvres évoquent le corps vulnérable, traversé par le temps et la mémoire.

 

Chez Logan Girard, la pierre devient témoin du passage, support de réminiscences et d’expériences vécues. Par l’estampe, les mots et les objets de pierre, il compose des formes de souvenir et de libération, où la lourdeur se transforme en respiration.

 

À travers le dialogue entre ces trois univers, Dedans / Dehors propose une traversée où l’espace devient peau et la matière, mémoire. L’exposition invite à ressentir la circulation entre ce qui nous habite et ce qui nous entoure — un va-et-vient sensible entre intériorité et monde tangible.

 

Texte de Camille Biron



À PROPOS DES ARTISTES


DANIELLE CORMIER


Biographie

Danielle Cormier vit et travaille à Québec. Titulaire d’une formation en technologies de l’architecture, elle complète, à l’automne 2023, une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval, où elle poursuit actuellement un doctorat sur mesure en art et en architecture. Son travail a fait l’objet de diverses expositions individuelles dont L’appartement, à la galerie Le 36 de Québec (2025), Le passage, à la Galerie Espace parenthèses, Cégep Ste-Foy, à Québec (2025), Éphémérides, à la Galerie B-312 à Montréal (2024) et Ce qu’il en reste, à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval (2023). Elle a aussi pris part à différentes expositions collectives et évènements publics, dont Naturfact, un projet d'intégration artistique parmi les vitrines du Musée de géologie René-Bureau (2023),(commissaire: Geneviève Chevalier) et Peinture Fraîche et nouvelle construction – 16e édition, Galerie Art Mûr, Montréal (2020). Au printemps 2023, elle était en résidence au centre AdMare, aux Îles-de-la-Madeleine pour un projet en collaboration avec Vincent Thériault. Au cours des dernières années, Danielle a remporté différents prix, dont le Prix Videre — Relève en arts visuels dans le cadre des Prix d’excellence en arts et culture de la Capitale-Nationale (2024), le Prix René-Richard – 2e cycle (2024) et le Prix de la Galerie des arts visuels (2023), décernés pour son projet de maîtrise. Elle a également été boursière du CALQ (2024 et 2025), de Première Ovation (2024) et du CRSH (2022).


Démarche

Je conçois l’objet comme un espace.

 

Prenant pour ancrage les procédés d’empreinte et de moulage, ma pratique d’atelier se déploie à la frontière entre la détermination intentionnelle des choses et leur surgissement. Bien qu’elle se veuille éminemment intuitive, il est possible d’en dégager deux axes principaux. Elle s’intéresse d’une part aux techniques de fabrication comme processus organiques, puis de l’autre, elle se fascine par la mouvance des matières évolutives. Elle attend une sensation de crédibilité des objets, à la fois conséquents de ce qui les constitue et de leur mode d’émergence. 

 

Mon travail exploite les qualités inhérentes aux techniques et aux matériaux utilisés pour délimiter, à l’affût d’une réciprocité traduite dans l’objet qui en découle. Par exemple, la malléabilité de l’un, ou encore la planéité de l’autre. Il distingue les actes visant l’émergence des objets, tels que remplir, retenir, profiler, soutenir, faire tenir ou scinder ; la distance entre ces différentes manières de construire se trouvant nivelée par la matière continue, monolithique.

 

Mon matériau de prédilection est le plâtre, matière évolutive caractérisée par son indétermination formelle initiale. D’abord liquide, permissif, il s’épaissit progressivement, jusqu’à ce qu’il s’arrête, se figeant en une forme à la fois contingente et nécessaire.



En plus de s’attarder à la fabrication de choses, ma recherche est attentive à l’espace architectural, qu’elle tente d’activer, d’actualiser. Elle s’intéresse à une sensation paradoxale de la venue à la présence du vide découlant de la présentation de choses concrètes dans un lieu. La spatialisation génère des situations où, à la fois, l’être et la relation importent. Il en résulte une sensation de silence dense, un épaississement du temps, une intensification de ce qui est là.



CHRISTIANNE HAMEL


Biographie

Après plus de trente années de pratique professionnelle dans le domaine de la santé, Christianne Hamel décide de re-traiter sa vie, elle entreprend un retour aux études de trois années en sculpture à la Maison des métiers d’art de Québec. La reconnaissance reçue par ses pairs au sein des artistes professionnels marque un tournant décisif dans son parcours.

Passionnée par les arts depuis son jeune âge et parallèlement à son travail rémunérateur, elle explore d’abord la céramique, dans les différents ateliers de la ville de Québec dont l’atelier St-Elme de Beauport. À cet endroit, se côtoyait céramique et vitrail, elle fut immédiatement attirée par celui-ci où la lumière, la transparence et la couleur l’ont inspiré et secondé dans son cheminement artistique.

La sculpture s’impose ensuite comme un prolongement naturel de sa recherche, lui permettant un dialogue direct et intuitif avec la matière. Utilisant le plus souvent le bois brut déformé et différents autres matériaux, ses oeuvres évoquent la transformation intérieure, l’équilibre fragile entre forces opposées et le mouvement profondément lié à l’énergie du vivant.


Démarche

Ma démarche naît d’une rencontre avec des arbres porteurs de broussins, excroissances issues d’un défaut de circulation de la sève. Ces anomalies, souvent rejetées pour leur imprévisibilité, deviennent pour moi une source profonde de création. Elles portent la trace d’une blessure, mais aussi d’une remarquable capacité de résistance.

À l’intérieur de ces formes tourmentées, une présence sommeille. Par un travail lent, intuitif et presque méditatif, je laisse émerger la sculpture en suivant les cicatrices et le mouvement du bois. Le geste n’impose pas, il accompagne. Chaque oeuvre devient un chemin singulier, guidé par la matière elle-même. Je ne sculpte pas la matière, je l’écoute.


Mon travail développe une certaine présence atypique. Il ne cherche pas un effet spectaculaire, il ouvre un espace de résonance intérieur. J’y intègre parfois d’autres matériaux, comme un acte de réparation symbolique.

Mes sculptures explorent les formes organiques, abstraites et féminines. On y observe aussi une relation entre l’intérieur et l’extérieur, des fissures comme lieu de passage et de révélation, une mémoire contenue dans la matière et une coexistence entre force structurelle et vulnérabilité.

C’est un dialogue entre la mémoire du bois, les blessures de la matière et une recherche d’équilibre intérieur.




LOGAN GIRARD


Biographie

Originaire de la région de Montréal, Logan Girard est un artiste interdisciplinaire qui utilise l’estampe, le dessin, la photographie et l’écriture. Il a participé au festival Détour-s (2024) de la Charpente des Fauves, à l’exposition Voies Navigables (2024) au pavillon Alphonse-Desjardins et au festival Marginal. Il détient un baccalauréat en art visuels et médiatiques, ainsi que le Prix de La Relève Engramme, qui a donné lieu à une résidence en automne 2025. Logan étudie présentement la joaillerie au CFCMA.


Démarche

 La pratique de Logan Girard se base sur la répétition de phrases, de concepts et d’images. À travers cette méthode, l’artiste explore le texte, la maladie ainsi que sa relation au vivant et à l’environnement. Il tire souvent de banque de données, d’images et de métaphores. Sa pratique est inspirée d’un problème anxieux. Celle-ci déclenche souvent des obsessions mentales et parfois physiques. Ces obsessions sont alors utilisées et expulsées lors de la création artistique. Logan exploite sa tendance à se répéter, à refaire et à réécrire à travers ses œuvres. Elles deviennent porteuses de ses anxiétés, représentations de

ses impulsions et indulgentes à ses caprices. Il utilise le dessin, la photographie, l’écriture et l’estampe. Le médium de la sérigraphie et la gravure sont privilégiés dû à leur processus qui est lui-même répétitif. Ces médiums entraînent donc un sentiment d’apaisement chez l’artiste, rendant ces actions méditatives et contemplative.







Google Maps a été bloqué en raison de vos paramètres de données analytiques et de cookies fonctionnels.

Partager cet événement

bottom of page